
INFO
D'ACTIONS N°82 Mai>Août 2005 >>
N°82
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AGIR
: Sous-munitions : des mines anti-personnels qui
ne disent pas leur nom.
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En
1997 était adopté le traité d'interdiction
des mines anti-personnel. Aujourd'hui, un autre fléau
menace les populations civiles : les bombes à
sous-munitions. Un conteneur est largué par avion
ou par voie terrestre, en s'ouvrant en l'air il éjecte
entre une dizaine et plusieurs centaines de bombes à
faible dimension sur une surface très large.
De 5 à 30% de ces bombes n'explosent pas à
l'impact et deviennent de véritables bombes anti-personnel.
Elles sont donc non seulement responsables d'unevéritable
hécatombe parmi les civils mais entraînent
de graves conséquences socio-économiques
après les conflits. Bien que le danger humanitaire
de ces armes soit largement reconnu, aucunne réglementation
n'a été mise en place. 33 pays dont la
France produisent encore au moins 208 sortes de bombesà
sous-munitions. En irak, il resterait 90 000 bombes
armées et prêtes à exploser. Il
est donc urgent de se mobiliser pour obtenir l'interdiction
d'utilisation, de production et de transfert des systèmes
à sous-munitions.
.....Caroline
Maurel
POUR
EN SAVOIR PLUS
BIBLIOGRAPHIE
INFO
LIENS - CONTACTS
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CONTROL
ARMS : www.controlarms.org,
la platerforme française "CONTROLEZ
LES ARMES" est composée de : Agir
Ici, Amnesty International, le CCFD, la CANVA,
Justice et paix, la DLH, Médecins du
monde, l'observatoire des transferts d'armements,
Pax Christi, le réseau foi et justice
et le secours catholique
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OBSERVATOIRE
DES TRANSFERTS D'ARMEMENTS
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POURQUOI
CETTE CAMPAGNE:
Alors
qu'une prise de conscience internationale sans précédent
(grâce à la campagne contre les mines)
a permis d'aboutir à un traité d'interdiction
des mines antipersonnel, les derniers conflits ont démontré
qu'un autre fléau menace aujud'hui les populations
civiles: les bombes à sous-munitions. En effet,
durant les trois derniers conflits majeurs, la guerre
au kosovo (1999), l'intervention militaire en Afghanistan
(2001-2002) et la guerre en Irak (2003-2004), plusieurs
millions de sous-munitions ont été déversés.
Disséminées au hasard de leur largage,
ces armes sont responsables d'une véritable hécatombe
parmi les civils, tant pendant qu'après le conflit,
lorsque celles qui n'ont pas explosé à
l'impact se transforment en véritables mines
antipersonnel.
Or,
selon les règles du droit international humanitaire,
les opérations menées pendant les guerres
ne doivent jamais viser intentionnellement les populations
civiles. Les moyens employés doivent être
utilisés de façon discriminante (c'est
à dire en distinguant les civils des cibles militaires)
et non disproportionnée par rapport aux menaces
identifiées.
Bien
que le danger humanitaire des sous-munitions soit, largement
reconnu, aucunne réglementation n'a été
mise en place. Des discussions sont pourtant en cours
dans un certain nombre de forums internationaux, notamment
au sein des Nations unies. La France et l'union européenne
ont leur rôle à juoer pour aller plus loin
et faire respecter le droit international. Alors que
les forces militaires persistent à utiliser les
bombes à sous-munitions lors de leurs interventions
et que les entreprises continuent à se à
en produire, il est urgent de se mobiliser et d'inciter
les états à interdire la production, l'utilisation
et le transfert de ces armes.
=Les
bombes à sous-munitions : une double menace pour
les civils = LE DROIT BAFFOUE = Des discussions qui
n'aboutissent pas.... = La responsabilité des
entreprises = L'AMPLEURDU DRAME =
La société civile se mobilise au nord
comme au sud =
La pyramide des chaussures
Toute
l'info sur le site AGIR ICI : www.agirici.org
 

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