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Timimoun, petite ville pittoresque du sud algérien. Sa palmeraie : l’une des plus grandes du pays. En contre bas, son lac salé et asséché, forme une immense plaine la séparant de l’océan de dunes du Sahara qui s’étend, lui, à perte de vue. Son vieux ksar, anciennes petites maisons d’argile ocre, avec ses ruelles étroites, encore plus étroites que les rues du Panier, à tel point qu’on y passe seulement en file indienne.

TIMIMOUN, qui fut, avant les années 90 et leurs cortèges de terreurs pour tous les Algériens, un petit paradis touristique épargné des grandes infrastructures dévastatrices, retrouve, depuis 2002, quelques visiteurs. Des Algériens du nord du pays, avant tout, qui, là aussi depuis quelques années seulement, retrouvent le goût des vacances. Et puis, quelques voyageurs étrangers, amateurs de désert ou amis de l’Algérie. Moi-même, ayant opté pour une formule de voyage au plus proche des habitants, je suis hébergé ici chez Moussa qui a organisé son logement en véritable maison d’hôtes* – espérons que ce type d’hébergement, respectueux tout autant de l’environnement que des modes de vie, se développera en Algérie et évitera l’implantation d’un tourisme de masse mercantile et proprement irrespectueux tel que le subissent, dans certaines de leurs régions, la Tunisie et le Maroc voisins.

Guidé par Moussa – en vacances lors de mon séjour, mais d’ordinaire technicien radiologue à l’hôpital de Timimoun –, je découvre ici la vie réelle des gens, l’extrême pauvreté d’une bonne partie des habitants, due essentiellement au manque de travail dans une région très peu industrialisée et quelque peu laissée à l’abandon par les décideurs du nord du pays. Ici, où l’on ne produit rien ou presque rien (hormis les dattes qu’on exporte), tout est importé du nord, jusqu’au fruits et légumes. Tout est cher. Et les revenus minimums sont très faibles. Bref, nous sommes bien dans une zone intermédiaire, entre une Afrique du nord relativement riche, industrialiséeet touristique pour les deux autres pays du Maghreb – et une Afrique subsaharienne pauvre et laissée- pour-compte.

Trait d’Union, une asso de slidarité.

Dans ce contexte, certaines associations tentent des initiatives positives de développement. Ainsi, l’association algérienne « Trait d’union » – dont Moussa, en tant que vice-président, dirige l’antenne sur Timimoun – propose t- elle de nombreuses actions culturelles et de solidarité. Telles que : le ramassage scolaire dans les Ksours (villages) environnants, la recherche de bourses pour les étudiants, distribution de médicaments, ou encore, dernière initiative en date, un projet de formation au tissage et à la couture pour des jeunes filles en vue de pérenniser des ateliers dans différents sites à vocation touristique. Fortement aidé par l’association française « Trait d’union Solidarité Alsace », et notamment par sa présidente Suzelle Faisant – amoureuse de la région depuis longtemps –, l’association algérienne était, lors de mon séjour cet hiver, en pleine construction d’un « Centre d’Échange International » qui devra abriter d’ici le printemps une bibliothèque, une audiothèque, des ateliers d’artisanat et des lieux d’hébergement pour recevoir des visiteurs de l’étranger a.n de proposer des échanges culturels ou de formation. Mais… dif.cile de construire dans le En.n, pas tellement pour des raisons techniques, en fait.

 

Car, même si le terrain choisi par l’association – dominant la palmeraie en contre bas- est en pente et encombré pour une bonne part de sable, l’architecte a décidé qu’il fallait déblayer ce surplus et construire en terrasse. Et c’est là que réside justement la dif.culté. En effet, l’association étant munie de très peu de moyens et fonctionnant en grande partie grâce à l’apport de dons et le soutien bénévole d’entrepreneurs locaux, la recherche des machines et des matériaux se révèle être un véritable travail de titan. Ainsi, errant dans les rues rectilignes de la partie nouvelle de Timimoun avec Moussa et Karimi qui nous conduit dans son vieux taxi-brousse jaune, nous tentons notre chance au hasard des rencontres. Le transporteur par-là. L’entrepreneur responsable des chargements de gravier parci. Quand nous avons trouvé l’un, nous avons perdu l’autre. Le croisant de nouveau par hasard, nous le poursuivons comme nous pouvons sur la route, puis l’interceptons au passage. Et ainsi de suite. Mais, ce qu’il nous faut surtout – pour déblayer en une heure le surplus de sable qui nécessiterait une semaine à la brouette – c’est le bulldozer, le fameux bulldozer qui n’est, bien entendu, jamais disponible. On me présente l’entrepreneur, propriétaire de l’engin tant convoité. On insiste bien sur le fait que je suis journaliste, que je suis en train de faire un reportage sur l’asso – tous les moyens sont bons pour la bonne cause, d’autant que c’est la vérité. Mais les raisons du retard sont purement matérielles – depuis les inondations de 2004, deux gros chantiers sont en route pour reloger le plus rapidement possible les sinistrés. Et la participation de l’entrepreneur au projet de l’asso : bénévole ! En.n, on obtient la machine pour une heure et pas plus. Et en une heure, le sable est déblayé… Il n’est pas plus facile de construire ailleurs, quand on veut faire du social… Mais, à Timimoun, le projet de construction du « Centre d’Échange International » avance à vue d’œil, par bonds, grâce aux bonnes volontés. Souhaitons leur bon courage !

G.F.

* Si vous êtes intéressés par ce mode d’hébergement : Mohamed YAICHI - Rue Larbi BENM’HIDI 01400 TIMIMOUN - Domicile : 00 213 49 90 09 36 - Bureau : 00 213 49 90 41 02.

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LE GABIAN VOUS SALUE BIEN

C’est donc moi qui vous cause : le Gabian. Pour être précis : le Gabian masqué. A Marseille, c’est pas - comme on dirait - l’oiseau rare, mais c’est comme ça : faut faire avec ce qu’on a.
Pourquoi trôné-je ici même, à la Une ? C’est le Red Chef qui en a décidé ainsi. « Tu voles haut et t’es partout ! » il a dit. Et d’ajouter : « Alors, forcément, t’as l’œil qui ratissage large. »
Pour faire quoi ? C’est encore lui qui parle : « Apporte-nous ce que personne ne voit ou que tout le monde voit sans s’émouvoir… le moins du monde, simplement parce que ça crève les yeux justement. Vas-y de ton ramage, c’est pas moi qui te reprocherais d’ouvrir trop ton bec. »
Il a dit ça par rapport à la censure. Comme quoi : rien à craindre. Et donc ça m’a branché. Alors j’ai signé avec le canard. On s’entend toujours entre volatiles.
Toujours est-il qu’il a bien investi sa confiance. Il sait que je sais tout ou presque. C’est naturel. Je serais un gabian sous d’autres cieux, je saurais ce que les gens là-bas ont dans le ventre. Pour ma nourriture, j’écume surtout les décharges, non !… si vous voyez ce que je veux dire
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