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Bixente
Lizarazu,
ex-bleu de l’équ ipe de France de Football, champion du Monde
1998 et champion d’Europe 2000 était invité en 18ème homme à bord
BMW ORACLE Racing, vainqueur des deux matchs du jour : « Cela
a été un immense plaisir pour moi de naviguer sur ce genre de
bateau. J’y ai découvert l’aspect tactique par rapport au vent
et à l’adversaire, et aussi l’aspect collectif. Car comme dans
une équipe de foot, il faut savoir travailler ensemble pour gagner.
C’était vraiment une superbe expérience pour moi. La voile est
un sport que j’apprécie, je navigue régulièrement en croisière
et j’ai même l’intention de naviguer au long cours... »
Bertrand
Pacé, deuxième barreur et coach de la cellule arrière sur
BMW ORACLE Racing, en tête à l’issue des régates en flotte
: « C’est sûr que nous ne naviguons pas exactement avec le même
bateau qu’en 2003. Des développements ont déjà été réalisés et
l’équipe n’a jamais arrêté de travailler. Mais je pense que les
trois bateaux de devant sont très proches et que nous avons eu
beaucoup de réussite. Je pense aussi que ces régates en flotte,
si elles sont bénéfiques pour tous, masquent un peu les différences
de niveau entre les six équipes. Ce sera certainement plus visible
avec le match racing. »
Christian
Karcher, responsable des winchs à bord d’Alinghi, évoquait
ce matin le nécessaire travail de maintenance à bord du bateau
: « c’est la partie immergée de l’iceberg qui travaille aujourd’hui.
» L’équipe suisse, qui a toujours joué dans le trio de tête a
de quoi se réjouir de ce speed test grandeur nature que sont les
régates en flotte. Jeudi, ils rencontreront LE DEFI et K-Challenge,
deux matchs à priori largement à leur portée.
Grand
Dalton, directeur d’Emirates Team New Zealand : « quand nous
avons recommencé à naviguer sur NZL 82 (le Class America qui avait
subit plusieurs avaries lors du Match de 2003 face à Team Alinghi),
à bord, les équipiers disaient : « mais c’est quoi ce crack ?,
c’était quoi ce bruit ? Hé, quelque chose va encore casser ! »
Mais en fait, nous n’avons rien cassé. A Marseille, nous constatons
que le bateau n’est pas loin de nos concurrents. Il ne manque
pas grand chose. Nous pensions que le fossé serait plus grand,
mais c’est juste un tout petit écart. »
Julien
Cressant, équipier de K-Challenge : « Après cette mise en
jambe musclée, nous sommes déjà très satisfaits de naviguer sur
ce bateau (ex NZL 57) car nous ne nous sommes entraînés que quatre
jours avant ces régates. La cellule arriè re commence à bien se
mettre en route. A l’issue du match racing, notre objectif est
de conserver notre quatrième place, de naviguer proprement, de
ne pas casser et de prendre du plaisir. »
Jan
Dekker, N°1 à bord de Team Shosholoza « Nous sommes assez
contents dans la façon dont l’équipage a fonctionné. Il faut savoir
qu’avant les quarante jours d’entraînement en Afrique du Sud,
90% de l’équipage n’avait jamais navigué sur de gros bateaux !
Et quatre d’entre nous seulement ont une expérience de la Coupe.
Notre objectif était de finir les régates et de montrer que nous
sommes là, le reste, c’est du bonus. Ce sera plus difficile en
Match Racing et s’il y a du petit temps, les écarts de vitesse
risquent de s’accentuer. »
Philippe
Presti, barreur du DEFI : « C’était la première fois que nous
naviguions dans c e genre de conditions et cela nous a appris
beaucoup de choses. Nous avons eu de nombreux soucis techniques
car notre matériel date de la dernière édition de la Coupe. Nous
ne nous focalisons pas sur le résultat car nous savons qu’aujourd’hui,
notre potentiel ne nous permet pas de jouer à égalité avec la
concurrence. Notre objectif est de progresser en interne, de faire
progresser le bateau et de garder de l’enthousiasme. Faire un
nouveau pas en avant chaque jour, naviguer proprement, c’est ce
que nous souhaitons. »
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